Négocier pour maintenir la masse salariale

A partir du 1er janvier 2016, tous les employeurs devront proposer une complémentaire santé à l’ensemble de leurs salariés. Il s’agit donc de négocier ou renégocier les conditions de votre contrat collectif. L’employeur peut s’en charger seul dans le cadre d’une DUE ou bien en concertant ses collaborateurs via une mise en place par accords d’entreprise ou par acte référendaire. Si une DUE est plus simple à mettre en place, négocier directement avec ses salariés est conseillé dans le cadre d’un management participatif. En effet, une mutuelle négociée et acceptée par ses salariés peut compenser des augmentations de salaire.

Les français attachés à leur complémentaire santé

Le cofinancement d’une complémentaire santé par l’employeur à hauteur d’au moins 50% va être obligatoire à partir de janvier 2016. Or, 60 % des français estiment que le financement d’une complémentaire de qualité est plus intéressant qu’une revalorisation salariale. La réforme des contrats collectifs et l’obligation de prendre en charge au moins la moitié des cotisations peut donc permettre à l’employeur de tempérer les envies de revalorisation salariale de la part de ses salariés.

Mais encore faut-il que cette complémentaire soit vraiment à leur avantage. Les 2 critères de choix principaux des français sont le montant des cotisations et la qualité des garanties. Ne prendre en charge que le strict minimum risque de ne pas être bien perçu par vos salariés.

Il faut veiller à ce que l’effet inverse ne se produise pas. Si la mutuelle santé que vos salariés se verront imposer n’est pas avantageuse pour eux, ils pourraient réclamer des hausses de salaire afin de choisir une surcomplémentaire santé alors que dans le même temps, vous devrez financer une partie des cotisations.

Un salaire indirect au profit de tous ?

Alors qu’une hausse de salaire est sujette à la fiscalisation, la cotisation de l’employeur ne supporte, quant à elle, aucune cotisation sociale. Si vous choisissez un contrat responsable, vous avez même d’autres avantages sociaux et fiscaux de même que vos salariés.

Des salariés mieux couverts pourraient être en meilleure santé et donc moins susceptibles de poser des congés maladie.

Il faut cependant garder à l’esprit que l’employeur prend en charge une partie des cotisations liées à une mutuelle santé même après le départ du salarié pendant une période donnée. Cette période dite de portabilité peut aller jusqu’à 12 mois en fonction des conventions collectives.

En savoir plus sur le contrat responsable.

La mutuelle d’entreprise est un critère de choix

La complémentaire santé pourrait devenir un critère de sélection encore plus important qu’il ne l’est aujourd’hui dans les processus de recrutement. Face à des offres similaires avec des niveaux de rémunération équivalents, un candidat peut pencher pour l’entreprise offrant le plus de garanties au sein de sa mutuelle d’entreprise.

Au-delà des avantages purement mathématiques, une complémentaire à l’image de ses salariés peut permettre une meilleure cohésion de groupe et limiter les éventuelles envies de départ.

Négocier votre complémentaire santé avec vos salariés peut aussi être l’occasion de récolter leurs suggestions afin d’améliorer leurs conditions de travail, l’ambiance de travail et leur bien-être en général.

En savoir plus sur le bien-être en entreprise.

Des salariés en meilleure santé et épanouis dans leur environnement professionnel, c’est l’assurance d’une productivité accrue ne nécessitant pas forcément des hausses de salaires.